La Commission européenne veut des sanctions pour obliger les plateformes à lutter contre la fraude

in Actualités · 16-11-2020 15:57:00 · 0 Commentaires

La Commission européenne veut créer des sanctions pour obliger les plateformes numériques à s'attaquer aux cas de fraude et de désinformation sur ses pages en ligne, notamment en ce qui concerne le covid-19 et des questions telles que les tests et les vaccins.

"Pour avoir une réaction efficace, il est parfois nécessaire de travailler avec divers engagements pris par différents acteurs, comme par exemple à travers un code de conduite, mais aussi de mettre en œuvre une réglementation obligatoire pour s'assurer que tout le monde applique les mêmes règles", a soutenu le commissaire européen à la justice Didier Reynders dans une interview avec Lusa et trois autres médias européens à Bruxelles.

Dans cette interview sur le "nouvel agenda pour les consommateurs", présenté aujourd'hui par la Commission européenne, le responsable de cette tutelle a insisté sur la nécessité d'"étendre la portée [des mesures] à toutes les plateformes", en leur demandant de "faire plus", à savoir les "géants" du commerce électronique tels qu'Amazon, eBay, Facebook, Google et Alibaba. "Ce n'est pas parce que nous avons déjà des engagements [volontaires] des plus grandes plateformes que cela suffit", a ajouté Didier Reynders.

Sont également concernées d'autres grandes plateformes de commerce électronique comme Allegro, Cdiscount, MS Europe, Rakuten, Verizon Media (propriétaire de Yahoo !) et Wish. "Je dois dire que nous avons eu une bonne collaboration avec les plus grandes plateformes dans la lutte contre ces schémas et fraudes liés à la pandémie, mais il sera préférable de définir une réglementation obligatoire pour étendre le champ d'application à toutes les plateformes", a déclaré Didier Reynders.

Il s'agit, dès le départ, "d'imposer des sanctions si une plateforme refuse de participer à la lutte contre la fraude pour les consommateurs ou en cas de désinformation [...] ou même d'interdire les activités de cette plateforme à l'avenir", a souligné le commissaire européen à la justice.

Tout en reconnaissant que ces 11 plateformes de commerce électronique ont supprimé "des millions et des millions de publicités" liées au covid-19, Didier Reynders a admis qu'il craignait "qu'il y ait le même type d'abus et de fraude avec les tests et, qui sait plus tard, concernant les vaccins".

"Je peux faire une comparaison avec la question de la désinformation sur les plateformes et la diffusion de fausses nouvelles sur la pandémie. Bien sûr, il est important de créer un code de conduite, de faire participer les différentes plateformes, mais en fin de compte, il doit y avoir une réglementation obligatoire", a renforcé le responsable, préconisant "la même protection pour les consommateurs 'en ligne' que celle qui existe 'hors ligne'".

Le "nouveau programme pour les consommateurs", publié aujourd'hui, définit la vision de la politique européenne des consommateurs pour la période 2020-2025, en vue d'assurer une plus grande protection et une meilleure sauvegarde des citoyens lors des achats et autres services au sein de la Communauté. Ce train de mesures tient compte des enseignements tirés de la crise de la covid-19, qui a entraîné une augmentation de la fraude et des pratiques commerciales abusives. En ce qui concerne les plateformes, le grand objectif est de "protéger les consommateurs contre la fraude, les abus et les augmentations exponentielles des prix", a conclu Didier Reynders.



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