Ryanair sous le feu des critiques concernant les licenciements

Par TPN/Lusa, in Actualités · 23-12-2020 01:00:00 · 0 Commentaires

Le Syndicat national du personnel navigant de l'aviation civile (SNPVAC) a accusé Ryanair de lancer un nouveau processus de licenciement collectif, désormais sur la base de Lisbonne, après l'avoir fait à Porto.

"Ryanaira décidé, sans aucun critère de gestion, d'entamer un nouveau processus de licenciement collectif, maintenant sur la base de Lisbonne, impliquant six membres d'équipage, qui ont curieusement refusé de signer, malgré la pression de Ryanair, un addendum, qui comme le syndicat l'avait averti à l'époque, est illégal", a déclaré le SNPVAC dans un communiqué.

Le syndicat souligne également qu'il a pris connaissance du fait que Ryanair a repris, le 1er décembre dernier, le processus de licenciement collectif du personnel de cabine de la base de Porto, qui a touché 23 personnes. Dans la déclaration, il affirme que ce processus "n'est rien d'autre qu'une représaille" aux membres d'équipage concernés et "réfute complètement" l'argument selon lequel "il y a un excès" de membres d'équipage sur les bases au Portugal.

En outre, le syndicat rappelle, "une fois de plus", que la compagnie aérienne "pourrait opter" pour des mesures prévues par la loi, comme elle l'a fait en avril et mai, et qu'elle "réduirait ses coûts sans avoir à recourir au licenciement".

La dernière décision de Ryanair est considérée comme "irrespectueuse" par le conseil d'administration du SNPVAC, et "erronée", car ces dernières semaines elle a montré "une volonté totale de parler, d'engager le dialogue et de négocier".même s'il a dû "surmonter certains statuts" car il a estimé que les deux institutions "seraient vraiment engagées" à trouver une "solution crédible pour éviter les licenciements", peut-on lire dans la note publiée.

Le syndicat souligne que ce nouveau licenciement collectif fait suite à l'annonce publique de Ryanair d'augmenter ses vols vers Porto en décembre et janvier en raison d'une demande accrue à Noël. Ce licenciement intervient après l'annonce de l'acquisition de 75 Boeing 737 Max, qui "démontre la perspective d'une croissance dès l'année prochaine", puisque le président exécutif, Michael O'Leary, prévoyait de recevoir 50 avions de ce modèle dès 2021, souligne le SNPVAC.

Elle affirme également que le licenciement intervient au moment où l'on utilise des membres d'équipage d'autres bases pour combler le manque de travailleurs dans les bases au Portugal, provoqué par l'augmentation du nombre de vols, où la compagnie organise des cours de formation pour les nouveaux membres d'équipage et où les dernières prévisions indiquent une reprise effective dès 2021, fortement influencée par l'apparition du vaccin qui a entraîné une forte augmentation de la demande et des réserves.

Le conseil d'administration de la SNPVAC se demande comment il a été possible pour Ryanair de "se mettre d'accord avec les autres classes professionnelles" de la compagnie et se demande "à quoi d'autre le personnel de cabine devrait-il renoncer ! Vos droits inscrits dans la loi portugaise", peut-on lire dans la déclaration. En outre, le SNPVAC accuse la compagnie aérienne irlandaise à bas prix de "continuer à nous griller avec ses prétentions d'irrespect du pays et de ses lois".

Le 5 décembre, dans une réponse écrite à Lusa, Ryanair a regretté que le SNPVAC ne soit pas parvenu à un consensus sur un accord avec la compagnie aérienne, déclarant que, pour cette raison, elle devait s'orienter vers un licenciement collectif.

"Le 13 novembre, après d'intenses négociations, Ryanair a signé un accord avec la SNPVAC", a déclaré la compagnie aérienne dans cette réponse, ajoutant que "malheureusement, l'accord signé n'a pas été accepté par les membres du syndicat", de sorte que, "en conséquence", ils doivent "s'occuper de l'actuel personnel de cabine excédentaire, en allant de l'avant avec un licenciement collectif". Cependant, le SNPVAC attend la nomination d'une audience demandée par le ministre de l'Infrastructure, Pedro Nuno Santos, pour dénoncer ce qu'il qualifie d'"attaque authentique contre une classe", ainsi que "la collusion totale des institutions régionales et nationales de ce pays, qui permettent à une entreprise qui piétine constamment la loi, de se voir attribuer des incitations et des subventions, portant ainsi préjudice aux entreprises nationales qui respectent la loi".




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