SUBPRIME, COVID-19 et le marché immobilier portugais

Par Advertiser, in Loi sur les AG, Economie · 02-07-2021 01:00:00 · 0 Commentaires

Avant la crise des subprimes, de nombreux citoyens britanniques et irlandais choisissaient le Portugal pour acheter une propriété.

La santé économique de ces pays, combinée aux conditions bancaires portugaises favorables, a constitué une incitation naturelle à promouvoir le marché immobilier portugais, notamment en Algarve et à Cascais.

La crise des subprimes (2007/2008), déclenchée par la chute des monstres financiers Bear Searns et Lehman Brothers, a eu un effet domino sur la zone euro, tuant des entreprises, augmentant la dette souveraine et exposant les pays vulnérables de l'UE à un scénario de faillite.

Après cela, le système de l'euro n'a plus jamais été le même et les années suivantes ont été très dures pour des pays comme le Portugal. La rétraction de l'économie mondiale a rendu tout le monde prudent avant de dépenser de l'argent et, par conséquent, les ventes de biens immobiliers au Portugal ont chuté de manière significative. Selon la Banque du Portugal, les permis de construire accordés en 2014 ne représentaient que 32 % des permis accordés en 2009. Cette réalité ne pouvait pas revenir à la normale sans mesures appropriées.

Depuis 10 ans, les autorités portugaises s'efforcent d'attirer les investisseurs étrangers sur le marché immobilier national.

Des avantages fiscaux tels que le régime fiscal des résidents non habituels (NRH - Non-Habitual Resident tax privilege) ont permis des réductions d'impôts importantes, voire des exonérations, pour les retraités et d'autres candidats éligibles.

Le certificat de résidence UE/EEE/SUISSE, disponible pour les résidents ou les investisseurs ou à utiliser avec le système NRH pour accéder au privilège fiscal existant, a facilité les domiciles fiscaux étrangers au Portugal.

Le visa doré d'investissement (Autorização de Residência para Investimento) a amélioré l'installation des investisseurs et leur a permis de vivre et de travailler au Portugal, ainsi que de voyager dans l'espace Schengen.

Le programme de réhabilitation des centres urbains (Incentivos para a Reabilitação de Centros Urbanos), destiné à protéger et à restaurer les bâtiments anciens, et le programme des zones rurales (Incentivos para as Áreas do Interior), lancé pour lutter contre l'exode vers les villes, ont également contribué à inciter les étrangers à investir au Portugal.

Cette stratégie a fait du Portugal l'un des pays les plus recherchés au monde, en se plaçant en tête des classements des pays choisis pour y vivre et y prendre sa retraite.

En 2016, les incitations immobilières, l'assainissement du système bancaire, les visas dorés, les privilèges fiscaux et la croissance du tourisme au Portugal ont inversé la tendance : le marché immobilier a retrouvé les niveaux d'antan.

En 2020, les choses allaient plutôt bien, le secteur immobilier étant l'un des principaux moteurs de la croissance économique du Portugal.

Mais c'est alors que le COVID-19 est apparu.

La pandémie a-t-elle eu un effet négatif sur le marché de l'immobilier ?

Une chose est sûre : la maladie a radicalement changé nos habitudes quotidiennes, notre travail et notre mobilité. Mais elle n'a pas eu d'impact sévère sur le marché immobilier, à l'instar de l'événement des subprimes.

Aujourd'hui, les citoyens étrangers désireux d'acheter une propriété au Portugal cherchent avant tout à vivre dans un environnement sûr, doté d'infrastructures décentes, d'une bonne nourriture, d'un bon climat et parmi des gens sympathiques. C'est l'une des définitions du Portugal.

Les confinements et la quarantaine ont remis en question les routines quotidiennes et créé une nouvelle normalité, en nous "emprisonnant" dans nos maisons ou, dans une perspective différente, en forçant les gens à adapter leur maison à leur nouveau bureau en ligne, qui peut devenir permanent.

Ceci dit, COVID-19 n'a pas eu d'altération significative sur le marché immobilier et la pénurie de biens à vendre dans les endroits les plus recherchés est la preuve de cette réalité.

Pour poursuivre la stratégie du secteur immobilier, la loi portugaise comprend le VISA D7, disponible pour les pensionnés, les retraités ou les étrangers ayant des revenus stables provenant de l'immobilier, de la propriété intellectuelle, des investissements financiers, etc.

Ce visa a été créé pour attirer les personnes ayant une vie stable et un confort financier. Quiconque vit au Portugal sous ce statut génère des échanges économiques et, de ce fait, de la richesse, des recettes fiscales pour le gouvernement et de nouveaux emplois. Il est évident que les principales raisons du succès du visa D7 sont les mêmes que celles qui ont fait le succès du visa d'or : la sécurité, le beau temps, la bonne nourriture et une nation amicale.

Le marché immobilier portugais est en pleine expansion, même en ces temps difficiles. C'est en fait l'un des moteurs de l'économie qui permettra à tout de revenir sur les rails.

COVID-19 a peut-être changé le monde, mais il n'a pas changé la volonté de nos concitoyens de choisir le Portugal comme nouvelle patrie.

Cláudia de Sousa Antunes
AG INTERNATIONAL | Cabinet d'avocats
Digital Helpdesk : www.aginternational.eu



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