Le décret entrera en vigueur le jeudi 26 février.

Le gouvernement a publié dans le Diário da República un décret obligeant les personnes appelant la ligne d'urgence SNS24 à accéder à "toutes les urgences obstétriques et gynécologiques" du Service national de santé(SNS) au Portugal continental.

La mesure a commencé à être testée fin 2024 dans les hôpitaux de la région de Lisbonne et de la vallée du Tage, de Leiria et de Caldas da Rainha, et sera maintenant étendue par phases au reste du pays, "et devrait être achevée dans un délai maximum de 90 jours", indique le décret signé par le ministre de la Santé.

Un projet pilote positif

Selon le décret, la décision d'étendre la mesure se fonde sur "l'évaluation positive du projet pilote" mis en œuvre il y a un peu plus d'un an, qui obligeait les utilisateurs à appeler le SUS24 avant d'accéder aux urgences obstétriques et gynécologiques (UOG). Cette exigence n'était pas requise dans les situations où le pronostic vital est engagé ou lorsque les usagers étaient orientés par d'autres professionnels de la santé.

Réduction des temps d'attente

Le décret souligne le "nombre élevé d'appels" dans les salles d'urgence portugaises par rapport à d'autres pays européens, ce qui augmente les temps d'attente et met "une pression accrue sur les équipes cliniques".

Avec ce changement, les professionnels de santé de la ligne d'assistance téléphonique SNS 24 ont commencé à fournir des conseils personnalisés et à orienter les utilisateurs vers les urgences, les consultations d'obstétrique et de gynécologie des hôpitaux ou les soins de santé primaires.

Utilisation appropriée

Le gouvernement estime que cette mesure, "largement utilisée dans d'autres pays européens", favorise une utilisation plus "appropriée et proportionnée" des services d'urgence en orientant les situations non urgentes vers d'autres services de santé.

En ce qui concerne les hôpitaux du SNS qui n'ont pas participé au projet pilote de pré-triage téléphonique, une campagne d'information sera menée auprès de la population, avec le message principal : "Avant de se rendre aux urgences obstétriques et gynécologiques, il est nécessaire d'appeler la ligne d'assistance téléphonique SNS 24 Grossesse/Gynécologie - 808 24 24 24".

Avis aux patients

Des affiches seront également apposées à l'entrée des urgences obstétriques et gynécologiques, informant les patients que les urgences fonctionnent avec un pré-triage téléphonique, nécessitant un appel préalable.

Ces informations doivent également être diffusées dans les consultations hospitalières et les services de soins de santé primaires des unités de santé locales respectives, ajoute le décret.

Outre les références effectuées par la ligne SNS24, l'accès aux services d'urgence peut résulter d'une référence par l'intermédiaire du Centre d'orientation des patients urgents (CODU), provenant des "soins de santé primaires ou d'un autre établissement de santé public, privé ou social, avec des informations cliniques signées par un médecin ou une infirmière spécialisée en santé maternelle et obstétrique" ou provenant d'une "urgence générale ou pédiatrique de la même institution de santé".

Exceptions présentées

Le décret prévoit toutefois quelques exceptions, comme le cas des femmes qui se présentent aux urgences et qui présentent une "forte suspicion de situations pouvant potentiellement représenter un risque pour la vie".

Le décret stipule également que les nouvelles règles ne peuvent aboutir à une "absence de réponse" et que la solution peut passer par les services d'urgence lorsqu'il n'y a pas de capacité de réponse "dans un délai cliniquement approprié" dans les consultations de soins de santé primaires et les hôpitaux.