L'incident, qui s'est produit à la fin du mois de février 2026, a relancé le débat sur le manque de personnel aux postes-frontières espagnols, en particulier à un moment où la demande touristique continue d'augmenter régulièrement.
Le blocage n'était pas dû à des problèmes avec la compagnie aérienne, mais plutôt à l'encombrement des guichets de la police nationale, qui n'ont pas pu faire face au volume de voyageurs extracommunautaires.
Cette situation affecte particulièrement les touristes britanniques qui, après le Brexit, sont désormais considérés comme des citoyens de pays tiers. Contrairement aux citoyens de l'Union européenne, qui utilisent rapidement les eGates, les détenteurs de passeports britanniques doivent faire face à des contrôles manuels et à l'apposition de tampons sur leur passeport.
Dans des aéroports comme Lanzarote, où le volume de vols en provenance du Royaume-Uni est très élevé et où l'infrastructure a été conçue pour la libre circulation européenne, tout manque de personnel policier se traduit immédiatement par des goulots d'étranglement aux arrivées.
La situation à Lanzarote n'est pas un cas isolé, des plaintes similaires étant régulièrement déposées dans des centres touristiques tels qu'Alicante, Palma de Majorque et Tenerife. La société espagnole de gestion des aéroports (Aena) a reconnu que le flux de passagers dépendait fortement des niveaux de déploiement de la police nationale, qui varient en fonction de la planification des ressources du gouvernement central.
Alors que de nouveaux changements se profilent aux frontières de l'espace Schengen, tels que le futur système biométrique d'entrée et de sortie (EES), cet incident soulève des questions quant à la capacité des petits aéroports à faire face à des couches supplémentaires de bureaucratie numérique sans un renforcement efficace du personnel.








