Le parti a soumis des propositions au parlement pour amender les décrets de l'Assemblée de la République, cherchant à amender le code pénal pour créer la peine supplémentaire de perte de nationalité et pour réviser la loi sur la nationalité, législation à laquelle le président a opposé son veto suite à son rejet par la Cour constitutionnelle(TC).

En ce qui concerne la réacquisition de la nationalité, l'amendement proposé par Chega(disponible sur le site web du parlement) stipule que celle-ci ne peut avoir lieu qu'entre 10 et 15 ans après le jugement définitif de la plupart des crimes passibles de cette peine, et entre 15 et 25 ans pour les crimes contre la liberté sexuelle et l'autodétermination, l'association criminelle et l'aide à l'immigration illégale.

Obstacle à l'obtention de la nationalité

Parmi les conditions qui constituent un obstacle à l'obtention de la nationalité, le parti dirigé par André Ventura souhaite exiger des peines d'emprisonnement de trois ans ou plus pour les délits punis par la loi portugaise (dans la première version, ces peines étaient de deux ans).

Chega souhaite également que toute personne demandant la nationalité portugaise, en plus d'avoir la "capacité de subvenir à ses besoins", ne soit pas bénéficiaire de "prestations sociales pendant la période de résidence".

Perte de la nationalité

En ce qui concerne la perte de la nationalité comme peine complémentaire, Chega propose que cette sanction s'applique aux personnes condamnées à une peine privative de liberté d'au moins cinq ans (la version originale prévoyait quatre ans) pour des "crimes commis dans les 15 ans suivant la date à laquelle les effets de l'obtention de la nationalité ont pris effet" (la version précédente prévoyait 10 ans).

Le parti dirigé par André Ventura propose également d'inclure l'association de malfaiteurs dans la liste des infractions pouvant entraîner la déchéance de la nationalité, "lorsque l'auteur est le chef ou le dirigeant de l'association", ainsi que le trafic et le courtage d'armes, tout en conservant le trafic de stupéfiants.

Pas d'accord

Le leader de Chega a révélé qu'il n'avait pas été possible de parvenir à un accord sur la loi sur la nationalité et a accusé le PSD de ne pas "être moins socialiste que les socialistes".

"Il n'a pas été possible, dans l'état actuel des choses, de parvenir à un accord avec les autres partis du Parlement pour produire un projet de loi complet, viable et susceptible d'être adopté", a annoncé André Ventura lors d'une conférence de presse à Lisbonne, après que le PSD et le CDS-PP ont présenté des propositions de modification des décrets relatifs à la loi sur la nationalité, qu'ils espèrent voir approuvées "avec le plus grand consensus possible".

Le leader de la Chega a alors indiqué que son parti présenterait des propositions d'amendements, sans toutefois les développer.