Les conclusions excluent un effondrement immédiat, confirmant que le paiement des pensions est techniquement garanti jusqu'à l'échéance de l'analyse officielle, grâce à un système qui devrait continuer à enregistrer des excédents de la sécurité sociale jusqu'en 2034.

Cette marge de manœuvre financière permettra de renforcer le Fonds de stabilisation financière, qui représente déjà 15 % du PIB et sera indispensable pour couvrir les déficits contrôlables prévus entre 2034 et 2060, période au cours de laquelle le vieillissement de la population atteindra son point culminant en termes de pression sur les dépenses publiques.

Cependant, la viabilité financière de l'État masque un détail inquiétant pour les futurs retraités : la forte baisse du taux de remplacement.

Actuellement, un retraité perçoit en moyenne environ 67 % de son dernier salaire, mais les projections indiquent que cette valeur pourrait chuter drastiquement à environ 37 % à partir des années 2050.

Transition démographique

Cette réduction est due à la transition démographique et au départ progressif des bénéficiaires des régimes plus anciens, tels que la Caixa Geral de Aposentações (Fonds général de pension), ce qui aboutit à un système qui, bien que solvable, sera nettement moins généreux pour les personnes qui prendront leur retraite dans trente ans.

En résumé, même si les dépenses de retraite devraient commencer à diminuer après 2046 et que le système prévoit un retour aux excédents à partir de 2060, la valeur réelle des retraites représentera une part beaucoup plus faible du revenu des personnes en âge de travailler.

Ce nouveau contexte démographique renforce l'importance de l'historique des cotisations individuelles et suggère que la sécurité financière des personnes âgées nécessitera de plus en plus une planification anticipée et des carrières contributives plus longues, puisque l'État garantira le paiement, mais à un montant nettement inférieur à celui d'aujourd'hui.