Bien que le règlement (UE) 2024/1624 établisse cette limite maximale commune pour l'espace européen, la règle, qui ne s'appliquera qu'à partir de juillet 2027, permet aux États membres de maintenir des restrictions plus strictes, comme c'est actuellement le cas au Portugal, afin de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
En vertu du cadre juridique actuel, la règle générale interdit tout paiement ou réception en espèces d'un montant égal ou supérieur à 3 000 euros pour la plupart des citoyens résidents.
Cette limite est encore plus stricte pour les sociétés (soumises à l'impôt sur les sociétés) et les professionnels ayant une comptabilité organisée, qui sont tenus d'utiliser des moyens de paiement traçables, tels que le virement bancaire, le chèque nominatif ou le prélèvement automatique, pour toute transaction d'un montant égal ou supérieur à 1 000 euros.
Il existe cependant des exceptions et des spécificités que les contribuables doivent connaître. Dans le cas des paiements d'impôts, la loi n° 92/2017 est encore plus stricte, interdisant les paiements en espèces pour des montants supérieurs à 500 €. D'autre part, la limite est étendue à 10 000 € uniquement lorsqu'il s'agit de personnes physiques ne résidant pas sur le territoire portugais, à condition qu'elles n'agissent pas en tant qu'entrepreneurs ou commerçants.
La Banque du Portugal rappelle également que ces restrictions de paiement ne doivent pas être confondues avec les règles de circulation transfrontalière : tout voyageur entrant ou sortant de l'Union européenne et transportant 10 000 euros ou plus en espèces est toujours tenu de déclarer ce montant aux autorités douanières, sous peine de rétention de l'argent et d'application de sanctions.
Ainsi, malgré la nouvelle directive européenne, le Portugal maintient ses règles strictes en matière d'utilisation de l'argent liquide, privilégiant la transparence dans les transactions financières quotidiennes.








