Deux étrangers inculpés pour traite d'êtres humains présumée dans l'Alentejo

Par TPN/Lusa, in Actualités, Alentejo, Criminalité · 14-05-2021 17:44:00 · 0 Commentaires

Deux étrangers et une entreprise ont été inculpés cette semaine par le ministère public du district de Grândola (Setúbal) pour des délits présumés de traite d'êtres humains, d'aide à l'immigration clandestine et de fourniture de main-d'œuvre illégale.

Dans un communiqué, le Service des étrangers et des frontières (SEF) a expliqué que le Ministère public (MP) a inculpé un homme et une femme étrangers, âgés respectivement de 77 et 57 ans.

L'acte d'accusation, déposé "cette semaine", a indiqué à Lusa une source du SEF, vise également une société appartenant à l'homme étranger, pour des délits de traite d'êtres humains, d'aide à l'immigration illégale et de fourniture de travail illégal.

Cette affaire remonte à une enquête appelée "Espace" qui a débuté en décembre 2019, par le SEF, dans la région de l'Alentejo.

Dans cette enquête, "trois victimes de traite d'êtres humains de nationalité étrangère ont été identifiées", plus précisément "un couple, âgé de 40 et 46 ans, et leur fils de 21 ans", a révélé SEF.

Ces personnes ont été recrutées "dans leur pays d'origine, pour travailler pour les prévenus sans obéir aux formalités légales requises à cet effet".

"Parmi les victimes de la traite, l'homme est arrivé le premier au Portugal, et a été rejoint ensuite par sa femme et son fils", a-t-il rapporté.

L'objectif des trois était "de reconstruire leur vie ici, en travaillant pour les défendeurs à la construction et à l'entretien d'un complexe touristique où ils auraient leur propre maison".

"Le couple et leur fils se sont retrouvés dans une dépendance totale vis-à-vis des défendeurs, soumis à des exigences croissantes, avec l'imposition d'horaires de travail excessifs, sans droit à des congés et sans paiement des conditions salariales convenues", a précisé SEF.

Selon la déclaration, "les défendeurs ont également recruté d'autres travailleurs étrangers en situation irrégulière au Portugal, profitant de leur situation précaire et vulnérable".

L'action opérationnelle pour se conformer aux mandats judiciaires a été menée par le SEF en octobre 2020.

L'un des prévenus, après avoir été présenté au tribunal, a fait l'objet d'une détention provisoire, mais actuellement cette mesure de coercition est transformée en obligation de rester chez soi.

Selon le SEF, " les victimes sont retournées dans leur pays d'origine de leur plein gré ".



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