Dans un communiqué, l'IPMA indique que le total des précipitations cumulées pour ce mois est de 223,5 millimètres (304% de la normale), ce qui est environ trois fois supérieur à la valeur moyenne de référence entre 1991 et 2020.

"Une grande partie du territoire enregistre déjà des valeurs comprises entre 300% et 400% (trois à quatre fois) de la valeur normale 1991-2020, dépassant même 500% (soit cinq fois) dans les localités de Mora, Lavradio et Alvalade do Sado", dans le sud du pays, précise l'IPMA.

L'institut souligne également que le Portugal continental a connu l'une des périodes les plus pluvieuses de ces dernières décennies entre novembre et le 15 février.

L'année dernière a été la troisième plus humide depuis 2000, "avec un total annuel de 1064,8 mm (130% de la valeur normale 1991-2020)" et la cinquième plus chaude depuis le début des relevés, avec six vagues de chaleur, dont une aux caractéristiques exceptionnelles", selon l'institut.

L'IPMA indique également que novembre 2025 a été le troisième mois le plus pluvieux depuis 2000, et décembre 2025 le septième mois le plus pluvieux depuis 2000.

"Au niveau régional, les précipitations ont été 1,5 à 2,5 fois supérieures à la valeur normale dans plusieurs communes du Nord et du Centre en novembre et dans le Centre et le Sud en décembre", souligne l'institut, notant que le mois de janvier a été le deuxième mois le plus pluvieux depuis 2000, marqué par le passage de cinq dépressions : Francis, Goreti, Ingrid, Joseph et Kristin.

"Dans une grande partie des régions centrale et méridionale, les valeurs mensuelles se sont situées entre 250% et 350% de la normale. La rafale la plus élevée enregistrée dans les stations de surface a atteint 177,8 km/h à Monte Real/Air Base", peut-on lire dans les informations publiées par l'IPMA.

Plus de la moitié des districts ont déjà atteint ou dépassé la moyenne annuelle des précipitations. À Faro, le total cumulé dépasse déjà la valeur moyenne d'une année entière.

En ce qui concerne la situation hydrologique, les précipitations cumulées du 1er octobre (début de l'année hydrologique) au 15 février sont de 905,6 mm, "ce qui correspond à 1,8 fois la valeur moyenne et dépasse l'année hydrologique 2000/01, qui a été la référence pour les 25 dernières années".

L'IPMA a également souligné qu'il existe une situation généralisée de saturation des sols, "avec des cas de sursaturation dans le Nord et le Centre, ce qui augmente le risque d'inondation et d'instabilité des pentes".