Lors d'une audition devant la commission du budget, des finances et de l'administration publique, en réponse à une demande soumise par le groupe parlementaire PS sur l'évolution des dépenses primaires nettes et le respect de la trajectoire convenue avec les institutions européennes, le ministre a soutenu que le Portugal ne risque pas de ne pas respecter les règles à l'heure actuelle.
"Le Portugal respecte les règles budgétaires ; il ne risque pas de faire l'objet d'une PDE (procédure de déficit excessif) si le Parlement agit de manière plus responsable que par le passé", a-t-il souligné.
En effet, une partie de la croissance des dépenses nettes est due à des mesures approuvées par le Parlement, a expliqué le ministre.
Miranda Sarmento a précisé que la trajectoire "est un indicateur et non une règle budgétaire ; le compte de contrôle l'est et stipule que chaque État membre ne peut avoir un écart par rapport à la trajectoire supérieur à 0,3 point de pourcentage (pp) du PIB au cours de l'année et à 0,6 pp de manière cumulative".
Néanmoins, il existe une clause dérogatoire qui stipule que si le solde budgétaire ne dépasse pas un déficit de 0,5 % du PIB, même si le Portugal ne respecte pas le compte de contrôle, une procédure de déficit excessif (PDE) ne sera pas ouverte.
Le plan du gouvernement soumis à la Commission européenne prévoit un écart de 0,3 pp et un solde nul cette année.
Le gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2026, de 2,3 % à 2 % et, au lieu d'un excédent de 0,1 % dans les comptes publics, il prévoit un solde nul, selon les projections soumises.
Dans le rapport annuel de progrès (APR) 2026, publié par la Commission européenne le 30 avril de cette année, le pouvoir exécutif expose le plan budgétaire à moyen terme du pays et met à jour les projections économiques pour cette année, anticipant que l'économie croîtra de 0,3 point de pourcentage de moins que prévu en octobre 2025 lorsqu'il a présenté le budget de l'État 2026 (OE2026).







