Avec l'arrivée de l'été, on peut être tenté de remplir son agenda social de sorties au pub ou de passer ses soirées à siroter du vin bien frais dans le jardin.
Mais le Dr Richard Piper, directeur général de l'association caritative Alcohol Change UK, met en garde contre le fait que les mois les plus chauds peuvent être un « facteur déclencheur » de consommation excessive d'alcool – et que certaines personnes ne se rendent même pas compte qu'elles consomment une quantité dangereuse d'alcool.
Selon les médecins-chefs du Royaume-Uni, les adultes ne devraient pas boire plus de 14 unités d’alcool par semaine. Pourtant, environ 21 % de la population adulte en Angleterre et 24 % des adultes en Angleterre et en Écosse boivent régulièrement à des niveaux qui augmentent leur risque de problèmes de santé.
L’été peut être une saison particulièrement problématique en matière de consommation d’alcool à risque en raison de « l’ambiance festive » suscitée par le soleil, les tournois sportifs, tels que les matchs de football et Wimbledon, ainsi que les vacances, explique M. Piper.
« Même si nous n’avons pas l’intention de boire davantage, notre subconscient peut nous pousser à prendre un verre de plus, plus souvent ou davantage de jours », ajoute-t-il.
Selon M. Piper, la consommation d’alcool en été peut également être plus nocive qu’en hiver en raison de la chaleur, de la déshydratation et des occasions de prendre des décisions risquées, comme conduire ou nager sous l’emprise de l’alcool.
Si vous buvez plus souvent en été et que vous craignez que votre consommation d’alcool ne devienne incontrôlable, voici les cinq signes à surveiller…
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Perte de contrôle sur sa consommation d’alcool
Les applications permettant de suivre sa forme physique, sa santé et même son temps passé devant un écran sont désormais monnaie courante, mais M. Piper constate que les gens négligent de suivre leurs habitudes de consommation d’alcool. « Si vous constatez que votre consommation augmente progressivement, vous ne vous en rendrez pas compte à moins de la noter quotidiennement », explique-t-il. « Cette capacité à visualiser ses propres données est fondamentale. » Grâce à ces informations, les buveurs peuvent repérer toute tendance inquiétante ou toute augmentation de leur consommation d’alcool, puis prendre les mesures qui s’imposent. Pour surveiller ses habitudes de consommation, Piper recommande de télécharger l’application gratuite de suivi d’Alcohol Change UK, Try Dry.
Difficulté à dire « non »
Si vous êtes incapable de refuser de l’alcool, que ce soit un jour où vous aviez prévu de rester sobre ou après avoir atteint votre limite, c’est peut-être votre consommation qui vous contrôle, et non l’inverse, selon Piper. « Si vous vous surprenez à dire oui, c’est votre subconscient qui prend le dessus sur votre conscience », explique-t-il. « Vos envies inconscientes deviennent plus fortes que votre capacité consciente, et c’est un signe indéniable de perte de contrôle. » Le NHS recommande de s’accorder plusieurs jours sans alcool chaque semaine si vous souhaitez réduire votre consommation.
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Vous ne pensez qu’à votre prochain verre
Les pensées liées à l’alcool constituent un autre signal d’alerte, et Piper prévient que cela va au-delà de la simple idée de boire un verre. Par exemple, vous pourriez penser constamment à des sorties entre amis axées sur la consommation d’alcool sans vous rendre compte que c’est également néfaste, car cela encourage la surconsommation. Le Dr Piper explique que si vous organisez votre vie en fonction des occasions de boire, par exemple en planifiant une sortie en famille autour d’une visite au pub, c’est un « signal d’alarme ». De même, si vous vous sentez anxieux, irritable ou déçu lorsque des projets liés à la consommation d’alcool sont annulés ou reportés, cela pourrait signifier que votre relation avec l’alcool est devenue malsaine.
Un proche s’inquiète de vos habitudes de consommation d’alcool
Si un proche exprime son inquiétude concernant votre consommation d’alcool, vous devriez la prendre au sérieux, car il faut un réel courage pour aborder ce sujet. « Son intention sera très certainement bienveillante et aimante », explique le Dr Piper. « Et si vous réagissez négativement à cela, c’est en soi un mauvais signe, car cela indique que vous cherchez à protéger votre propre consommation d’alcool. » Rejeter une préoccupation bien intentionnée peut également indiquer un déni ou un manque de conscience de la quantité d’alcool que vous consommez réellement, qui pourrait être bien plus importante – et plus dangereuse – que vous ne le pensez.
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On ne peut pas s’arrêter un mois
Un mois sans alcool est un test puissant, et c’est pourquoi le « Dry January » connaît un tel succès, explique Piper. Cependant, il précise que les mois d’abstinence ne doivent pas nécessairement se limiter au début de l’année, car « n’importe quel mois est un bon mois » pour faire une pause. Prendre un peu de recul par rapport à l’alcool peut également être un coup de pouce indispensable à votre bien-être et à votre santé. « Cela apporte de la positivité, car cela vous fait du bien et peut vous aider à maintenir de bonnes habitudes », ajoute-t-il. Des applications, notamment « Try Dry » (gratuite) d’Alcohol Change UK, proposent un défi de 30 jours sans alcool tout au long de l’année.
Si votre consommation d’alcool vous inquiète, parlez-en à votre médecin généraliste ou à une clinique spécialisée.









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