La proposition de loi, que Lusa a pu consulter et qui sera présentée lors d'une conférence de presse à l'Assemblée de la République, vise à modifier le code de la route et à renforcer "les règles de sécurité applicables à la micromobilité électrique".
Une mobilité diversifiée
Dans l'exposé des motifs, les sociaux-démocrates considèrent que la diversification des options de mobilité au Portugal est positive, affirmant que les véhicules tels que les vélos et les scooters électriques répondent "à la demande de déplacements plus agiles et plus efficaces sur les trajets de courte et moyenne distance, compatibles avec l'intermodalité et plus durables d'un point de vue environnemental".
Augmentation du taux d'accidents
"La croissance de ces véhicules a toutefois un impact direct sur le taux d'accidents", préviennent-ils, citant des données récentes de la GNR (Garde nationale républicaine), selon lesquelles, au cours des sept dernières années, plus de 1 900 accidents impliquant des scooters électriques ont été enregistrés, faisant dix morts, 88 blessés graves et 1 442 blessés légers.
"Aux fins de cette initiative, on entend par véhicules de micromobilité électrique les bicyclettes motorisées, les scooters électriques et autres dispositifs de circulation à moteur électrique auto-équilibrés ou autopropulsés, y compris les monocycles, les plates-formes électriques auto-équilibrées, les planches et autres moyens de circulation motorisés similaires", expliquent-ils.
Modifications du code de la route
La première modification du code de la route portugais consiste à rendre le port du casque obligatoire pour les utilisateurs de ces véhicules, une exigence qui ne s'applique actuellement qu'à certaines catégories de véhicules plus puissants ou plus rapides.
"La loi portugaise n'établit pas actuellement d'obligation générale de porter un casque pour les utilisateurs de véhicules de micromobilité électrique équivalents à des bicyclettes, aux termes de l'article 112 du code de la route", indique le document de la DSP, qui précise que, tant pour les autorités que pour les utilisateurs, il est difficile de comprendre la limite actuellement définie.
En d'autres termes, pour les députés de la DSP, il en résulte "une incertitude difficilement compatible avec des règles simples de sécurité routière".
Profil de risque
Les députés de la DSP considèrent que les véhicules de micromobilité électrique "ont un profil de risque différent de celui des bicyclettes conventionnelles", en raison de leur vitesse moyenne plus élevée, de leur position de conduite ou de l'exposition directe de l'utilisateur.
"Les études disponibles associent le port du casque à une probabilité plus faible de traumatisme crânien et à de meilleurs résultats cliniques dans les accidents impliquant des vélos électriques", soulignent-ils également.
Utilisation de matériaux réfléchissants
La deuxième modification que la PSD souhaite apporter au code de la route portugais consiste à rendre obligatoire l'utilisation de matériaux réfléchissants la nuit ou dans des conditions de faible visibilité pour les utilisateurs de véhicules de micromobilité électrique.
"La réglementation portugaise comprend déjà des exigences concernant la visibilité des véhicules (...) Cependant, il manque une obligation indépendante concernant la visibilité personnelle du conducteur dans les situations à plus haut risque", justifie le décret.
Le décret précise que cette obligation "ne présuppose pas l'utilisation d'un gilet réfléchissant à haute visibilité", laissant à une ordonnance spécifique le soin de définir les matériaux qui seront exigés des utilisateurs de ces véhicules "du crépuscule à l'aube et chaque fois que, pendant la journée, les conditions météorologiques ou environnementales rendent la visibilité insuffisante".
"Selon la réglementation applicable, les éléments réfléchissants intégrés aux vêtements, les vêtements techniques munis de matériaux réfléchissants, les bandes rétroréfléchissantes ou les accessoires placés sur les vêtements, les casques ou d'autres équipements utilisés par le conducteur peuvent remplir cette fonction", explique le texte.
Amendes à appliquer
Pour les contrevenants, la DSP propose un "cadre d'infraction administrative moins sévère, fixé entre 30 et 150 euros".
"Cette solution est proportionnelle à la nature des infractions et cohérente avec le traitement déjà prévu par le code de la route brésilien pour les infractions liées aux bicyclettes", justifie le parti.








